Et voilà le test d'un des projets les plus amibtieux d'ubisoft de ces dernières années : j'ai nommé Assassin's Creed.
Je préviens d'entrée : ce test contient des
!SPOILERS!, donc faites attention, si vous n'avez pas terminé le jeu ou si vous souhaitez l'acheter ... mais de toute façon je le précise en gros bien avant.
La cinématique d'introduction pré-écran-titre nous montre parfaitement bien le principe du jeu. Vous êtes Altair, assassin de la tribu des Hashichiioun, au temps des croisades, aux environs du XIIè siècle. Agile tel l'aigle, furtif tel le serpent ( heu ... non je me suis trompé de jeu d'infiltration là lol ), vous avancez vers votre proie, au milieu de la foule. Avec une souplesse impressionante et aussi vif que l'éclair, Altair s'extirpe de la foule, bondit sur sa proie et la tue avant qu'elle n'ait eu le temps de remarquer qu'elle l'était ... S'ensuit une poursuite à travers les rues de la ville, ou Altair montre qu'il n'a rien à envier à son cousin d'Ubisoft, le prince de perse. Rideau- écran titre- push start- nouvelle partie, et on est lancé dans cette expérience hors du commun qu'est Assassin's Creed.
!SPOILER! Vous vous retrouvez donc à contrôler Altair, mais quelque chose cloche ... comme un écran de télé qu'on aurait du mal à régler ... Vous vous réveillez vous ne savez où, en tout cas, loin de l'époque des Croisades ... en vue à la première personne, vous semblez être allongé dans une espèce de machine, tandis que deux personnes vous parlent face à vous, tandis que vous pouvouez déplacer vos yeux. je me rappelle avoir eu la machoire décrochée à ce
moment-là (véridique). le jeu se déroule dans le présent, et vous êtes en réalité Desmond Miles, et avez été capturé par une organisation nommée Abstergo ( qui a pour couverture d'être une société pharmaceutique), de par votre descendance avec Altair. Ils vous utilisent pour pénétrer dans les souvenirs d'Altair, accessibles par le biais de cette machine, l'Animus, mais aussi et bien sûr grâce à votre ADN de descendant d'altair. Tout cela dans le but de retrouver la trace d'un certain artefact ... Je reviendrais plus tard sur le scénario, sans toute fois en révéler d'avantage, en tout cas ...
!FIN DE SPOILER!Après un petit tutorial, vous entrez dans le vif du sujet.
Vous remarquez alors que, première belle innovation pour le jeu d'action/aventure, que vous pouvez bouger et Altair (dans une certaine limite) et la caméra dans les cut-scenes. Excellent.
Cette scène (regardez directement à 3:00), ou vous avancez vers vos interlocuteurs, à côté de deux de vos compères, est tout simplement jouissive.
Ensuite, vous vous retrouvez dans votre première phase de plateforme. Et là, c'est l'extase. La révolution du gameplay plateforme serais-je tenté de dire, même si c'est un peu fort. Vous pouvez vous accorcher à chaque petite parcelle d'un mur, le tout dans une fluidité absolument kiffante.
Sachez qu'il existe deux positions bien distinctes dans le gameplay : passif ( lorsque vous ne pressez aucun bouton), et actif ( en mainteanat R1). Vous devrez rester en "actif" pour courir, et sater de plateforme en plateforme. Le mode "passif" est quand à lui réservé plus aux actions d'infiltration.
Vous êtes chargés par Al Mualym, le chef des assassins, de tuer 9 personnalités pour son compte, afin notamment de récupérer votre grade, perdu apres une mauvaise action de votre part ... vous récupérerez également vos habilités au fur et à mesure.
Le jeu se compose de 3 grandes villes ( Damas,Acre et Jérusalem), et entre elles, vous devez vous y rendre par le Royaume, une grande étendue composée de quelques villages et de chemins. vous parcourez det espace très grand à cheval bien sûr, mais malheureusment, à part le plaisir de l'aventure et de la ballade, il n'y a pas grand chose à faire, hormis les quelques quêtes annexes, dont je parlerais plus en détail lorsque j'en serais arrivé aux villes.
Les villes justement. Lorsque vous arrivez devant la première, c'est-à-dire Damas, c'est la baffe graphique. La ville s'étend à vos yeux à perte de vue, et chaque bâtiment propose un nombre de détails absolument ahurissant. Un boulot absolulment monstrueux a du être effectué à la modélisation de celles-ci. Une fois entré dans la ville, vous êtes frappé par la vie qui en émane. Des centaines de PNJ (persos non joueur) se baladent dans les rues, avec un brouhaha impressionant, et vous êtes là, au milieu de tout ce monde, et comprenez le sens du mot "next-gen", tout simplement. Vous êtes totalement immergé dans ce monde grouillant de vie.
Vous pouvez grimper à chaque bâtiment, et il n'y a aucun chemin dans le level-design, qui est par ailleurs absolument faramineux. C'est un véritable pied que de sauter de poutres en poutres, de parpaing en étals.
L'objectif est d'abord de recueillir des infos sur votre cible principale à assassiner, pour savoir où il se trouve, mais aussi bien d'autres infos, en rapport avec le scénario notamment. Et ces séquences d'enquetes sont à trouver d'abord en trouvant un point d'observation élevé dans la ville, pour pouvoir scanner la carte et trouver les emplacements où ont lieu ces phases d'enquête. ces points d'observation, lorsqu'ils sont vraiment très élevés, peuvent vous permettre d'admirer toute la ville des hauteurs. une séquaance absolument énorme, d'autant plus quand on sait que tout ce que l'on voit peut-être atteint ... Pour descendre de ces points d'observation parfois élevés de plusieurs dizaines de metres, vous pouvez effectuer un saut de la foi. L'effet qui en résulte est juste saisissant, et ces passages font partie de ces moments les plus jouissifs du jeu. Admirez
celui-ci, fait à partir d'un des plus hauts points du jeu.
Les séquences d'enquête se composent de plusieurs phases : s'assoir sur un banc pour espionner une conversation importante, dérober des documents, passer à tabac un complice de la cible, réaliser des demandes d'informateurs ( trouver plusieurs drapeaux dans un temps imparti, éliminer des gardes bien précis). Dans ces séquences, on voit bien l'orientation très narrative du jeu, avec beacoup de dialogues, quio par ailleurs se révèlent vraiment plaisants, avec une immersion très présente.
Mais, tout autant qu'elles soient réussies, ces phases révèlent un défaut important du titre : la répétitivité. En effet, le déroulement de vos enqêtes seront toujours de la même manière.
Au niveau des quetes annexes, on a des drapeaux cachés à trouver ( comme les paquets dans GTA), une quête sympa, qui nous permet de visiter les villes, et qui provoquent un des plus grands kiffs du jeu, l'exploration ,même si elle est sans intérêt pour le déroulement du jeu. On a aussi des gens qui se font aggresser par des gardes dans la rue, que vous devez secourir en engageant le combat avec les gardes. Lorsque vous aurez tué les gardes, vous recevrez soit l'aide d'une bande de complices à cet endroit,qui ralentiront d'éventuels gardes à vos trousses, soit vous pourrez vous glisser entre des érudits et vous faire passer pour l'un d'eux, vous évitant de vous faire repérer par les gardes.
Ces gardes ont une IA assez réussie, et vous repèreront au moindre écart de conduite. Pourtant, l'IA a parfois des réactions étranges : par exemple, lorsqu'on assassine un garde ou autre dans la rue, les gardes alentours ne s'en rendront compte qu'à partir du moment ou le garde sera au sol, étrange. Dans la royaume, les archers postés sur les tours vous repèreront quoi que vous fassiez, sans que vous ne puissiez rien faire. Rageant. Cela peut aussi devenir bien relou aussi avec ces femmes qui vous harcèlent pour que vous leur donniez du fric ou ses personnes ayant un problème mental vous font tomber.
Pour revenir à ces mini-quetes, je trouve qu'il y en a trop sur la carte, cela devient vraiment répétitif. On sent qu'ils en ont mis autant pour combler un vide.
Perso, je m'attendais à avoir des quetes annexes dignes de RPGs, et beaucoup plus variées. Dommage, vraiment dommage. De plus, à l'origine du projet, la foule était censée avoir un grand rôle. En effet, vous auriez pu soit gagner leur confiance, soit vous les mettre à dos, selon vos actions, et engendreant ainsi toute une tactique en vous serveant de la foule. Cet aspect est absent du jeu final, ou du moins c'est vraiment très léger.
Après l'enquête, vient la séquence d'assassinat. Et on retrouve encore une fois cette narration toujours aussi impressionante. Marcher au milieu de la foule pendant que vous voyez votre cible non-loin entrain de faire un discours ou autre, et un pied incroyable. Vous avez l'impression surpuissante d'être un prédateur rodant autrours de votre proie, attendant le bon moment.
Ces séquences qont,elles, toujours différentes, et vous avez la possibilité de vous la jouer soit infiltration soit bourrin. La première méthode apportant évidemment le plus de plaisir de jeu.
Le gameplay infiltration, couplé au plate-forme, est vraiment sympa, bien que tout de même un peu limité. Quelques mouvements en plus, comme le fait de ramper, s'accroupir, ou se coller contre l'nagle d'un mur auraient étées les bienvenues.
Quant aux combats, ils sont sympa, mais peuvent peut etre finir par être redondants.
Même si on est loin d'avoir autant de possibilités que dans un Metal Gear - ce qui est là aussi un peu dommage- on a tout de même au moins deux manières d'aborder la situation ( s'infiltrer grâce aux érudits, passer par les toits, etc ...). Certains assassinats sont aussi meilleurs que d'autres. A titre d'exemple, le 2è à Acre (dans la forteresse retranchée) est pour moi le plus réussi. Ils sont diversifiés, comme je l'ai dit : vous devrez parfois courser à travers toute la ville votre cible qui se sera enfuie, faire des phases linéaires ( mais très efficaces, on revient alors à du prince of persia j'ai trouvé ), ou encore affronter la cible si vous l'avez loupée ou êtes repéré.
Quoi qu'il en soit, une fois la cible éliminée, vous allez être poursuivis par les gardes. Cette phase de poursuite est vraiment bien foutue, surtout si vous décidez de passer par les toits : enchainant les acrobaties avec aisance, l'aigle s'enfuie, au son d'une de ces musiques qui nous poussent à refaire la séquence rien que pour le plaisir de l'écouter :)
Une fois caché, ça n'est pas fini pour autant, puisqu'il faut revenir au bureau des asassins, et vous êtes bien évidemment ardemment recherché. La tension lors de cette phase est extrême.
Au niveau de la musique, elle est globalement de très bonne qualité, avec une mention donc pour celle de la poursuite, mais aussi pour le thème de Jérusalem.
Sur le plan graphique, le jeu est une merveille come je l'ai dit, mais malheureusement, cette version ps3 souffre de quelques problèmes : freezes, et chutes de framerate parfois. On note aussi du clipping, mais il est inévitable pour un jeu de cette envergure. ( taille des maps).
!SPOILER!Enfin, le scénario vous amènera à sortir plusieurs fois de l'animus. On a alors toujours cette narration très intéressante, développant le scénario, et nous révélant petit à petit les machinations d'abstergo. A ce titre, les mails reçus par Lucy et Warren et auxquels vous avez accès développent de manière significative le background, qui est vraiment poussé. En partie basé sur de très anciennes légendes, et en autre partie sur l'inspiration de romans de science fiction tels que
Cycles de Dune.
!FIN DE SPOILER! Le thème principal de la saga ( oui, la saga assassin's creed, vous comprendrez en voyant la fin ) étant bien sûr la religion ( comment aurait-ce pû être autre chose avec un cadre comme les Croisades ?).
Le scénario en lui-même est assez bon et bien mené, mais est peut-être un peu trop prévisible, et n'évolue véritablement que vers la fin. Quoi qu'il en soit, le jeu est quand même une oeuvre narrative vraiment très intéressante quand on s'intéresse de près au background, à l'historique, aux dialogues et à l'intrigue globale combinés ensemble.
Un dernier point pour parler de la durée de vie, qui est bien évidemment largement au dessus de la moyenne pour un jeu de se genre : je l'ai terminé en environ 35 heures, avec environ les 3/4 des quetes annexes effectuées.
Graphismes : ****,5
Gameplay/jouabilité : ****
Durée de vie : ****,5
Scénario : ****
Bande-son/musique : ****
Verdict : 17/20
Assassin's Creed est un jeu qui va clairement diviser les joueurs. Pour ma part, malgré d'énormes défauts ( au bout de plusieurs heures passées d'affilée dans le jeu, sans avoir fait vraiment autre chose que s'être balladé, il faut bien avouer que la lassitude peut parfois sérieusement comencer à poindre, ou encore des gardes à l'IA variable), je trouve que c'est un jeu qui va marquer forcément les eprits. son originalité et ses innovations indiscutables doivent être saluées comme il se doit, au milieu des FPS et TPS qui abondent. Quel pied de pouvoir se balader dans le premier jeu de plateforme/action libre, de suivre se scénario et ses cutscenes jouables, d'avoir la classe internationale d'Altair, de découvrir des villes dont le photoréalisme est presque indécent, de retourner au temps des croisades, de se faufiler au milieu de la foule en attendant de bondir sur sa proie, et d'oublier momentanément qu'on joue à un jeu vidéo ...